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La plupart des propriétaires d’entreprise canadiens ne savent pas que leur entreprise peut avoir son propre dossier de crédit, distinct de leur cote personnelle. Un dossier d’entreprise mince ou inexistant explique pourquoi les prêteurs se rabattent sur le crédit personnel du propriétaire, même pour une entreprise bien établie. Le bâtir volontairement est l’une des meilleures choses à faire pour garder l’accès au financement à long terme.
Étape 1 : séparer l’entreprise sur les plans juridique et financier
Avant qu’un bureau de crédit ne suive votre entreprise de façon distincte, celle-ci doit paraître indépendante sur papier. Elle doit être constituée en société, ou dûment enregistrée comme entreprise individuelle ou société de personnes auprès de la province. Elle a besoin de son propre numéro d’entreprise de l’ARC et de son propre compte bancaire. Et les dépenses personnelles et commerciales ne doivent pas être mélangées.
- Constituez-vous en société au fédéral ou au provincial, ou enregistrez correctement votre nom commercial
- Obtenez un numéro d’entreprise (NE) de l’ARC
- Ouvrez un compte bancaire d’entreprise distinct — ne passez jamais les dépenses de l’entreprise par un compte personnel
- Si possible, ayez une ligne téléphonique d’entreprise dédiée et une adresse inscrite
Étape 2 : ouvrir des comptes qui transmettent réellement l’information
Une « ligne de crédit commerciale » (tradeline) est tout compte qui transmet votre historique de paiement à un bureau de crédit commercial, comme une carte de crédit, une marge de crédit ou un compte fournisseur. Tous les comptes ne le font pas ; vérifiez donc avant de supposer qu’ils vous aident.
- Une carte de crédit d’entreprise d’une grande banque canadienne (la plupart transmettent leurs données à Equifax Canada ou à Dun & Bradstreet)
- Des comptes fournisseurs payables à 30 jours auprès de fournisseurs qui transmettent explicitement l’information (courant chez les fournisseurs de fournitures de bureau et de produits industriels)
- Une petite marge de crédit commerciale, même modeste
Étape 3 : payer d’avance, pas seulement à temps
La cotation du crédit commercial, en particulier la cote PAYDEX de Dun & Bradstreet, récompense le paiement avant l’échéance, et pas seulement à l’échéance. Le crédit personnel, lui, fonctionne autrement : à temps, c’est à temps. Si un compte fournisseur transmet ses données à D&B, payer quelques jours plus tôt chaque facture améliore mesurablement la cote en quelques mois.
Étape 4 : garder un faible taux d’utilisation et surveiller le dossier
Comme pour le crédit personnel, le taux d’utilisation compte. Il s’agit de la part du crédit disponible que vous utilisez. Gardez-le sous 30 % environ sur les comptes renouvelables. Consultez aussi de temps à autre votre rapport de crédit d’entreprise (Equifax Canada et Dun & Bradstreet en offrent un) pour déceler rapidement les erreurs.
Inutile d’attendre pour accéder au capital
Bâtir le crédit d’entreprise prend des mois, mais cela n’a pas à passer en premier. Cela se fait en parallèle du financement. Le réseau de lendflo examine surtout le crédit personnel et les revenus actuels de l’entreprise ; vous pouvez donc obtenir du fonds de roulement maintenant pendant que votre dossier de crédit d’entreprise se construit en arrière-plan.




